28 novembre 2013

Marre qu'on dénigre ma formation!!!


Chers lecteurs, aujourd'hui, nous allons lever les préjugés sur notre formation. Diplômés depuis un an, nous subissons maintes critiques et questionnement sur notre fonction. Suite à cela, Fossion Maud et Mariën Christopher, deux assistant en psychologie, vont remettre les pendules à l'heure.




Comme l'exprime si bien Fossion Maud, l'assistant en psychologie est « un acteur de terrain apte à rencontrer professionnellement des problèmes individuels, de groupes, relationnels et émotionnels vécus par une personne ou un groupe de personne quel que soit leur âge, leur sexe ou leur nationalité ». Concrètement, que sommes-nous réellement ? Quelles sont nos aptitudes ? Nos compétences ? Nos acquis ? Nous ne sommes pas vos assistants. Non, nous n'avons pas eu un cours de 30h sur la conception du café. Non, nous n'étions pas en secrétariat pour apprendre à compléter des rapports...  Par contre, oui, nous pouvons faire passer des tests et les analyser ; nous pouvons déterminer les aptitudes et les handicaps psychologiques ainsi que les caractéristiques de la personnalité ; nous pouvons analyser les relations interpersonnelles dans les groupes humains ; nous appliquer des méthodes et des techniques d’éducation et de rééducation à des conduites inadaptées résultant soit d’apprentissage défectueux soit à des conflits relationnels, soit de handicaps, et cela en vue d’adapter et de réintégrer l’individu dans la société ; nous pouvons participer à l’organisation des activités d’une communauté dans le but de faciliter les relations, les échanges et les communications entre personnes, en vue d’un meilleur fonctionnement tant sur le plan individuel que collectif1


Le psychologue Jean-Jacques Detraux nous dit : « Pour être psychologue, il faut être détenteur du master en Sciences psychologiques. Le titre de psychologue est un titre protégé en Belgique comme dans d’autres pays européens. Le bachelier professionnalisant (en Haute Ecole) en Assistant en psychologie ne donne donc pas accès à ce titre. De manière concrète, on peut dire que l’assistant en psychologie est bien formé sur des aspects techniques (comme par exemple faire passer des tests) mais n’a pas toutes les connaissances requises pour les interpréter avec toutes les nuances souhaitables. Les étudiants qui sortent de ce bachelier en Haute Ecole peuvent travailler par exemple en centres PMS ou en entreprise, mais ils seront toujours sous la responsabilité d’un psychologue. »2 Il est évident que suite à un bachelier de trois ans, notre formation n'est pas aussi poussée qu'un universitaire, mais M. Detraux admet qu nous avons des acquis important en matière de psychologie. Soulignons aussi qu'une formation, même universitaire ne suffit pas à faire un bon psychologue, la nature humaine change sans cesse. Cela implique que la formation ne finit jamais réellement.


Nous souhaitons mettre en avant un autre élément important : le titre de notre fonction. Le terme d'assistant est ici vu comme péjoratif, comme si nous n'étions qu'une aide en plus pour le psychologue. Par exemple, ce terme n'est pas perçu comme une tare pour la formation d'assistant social. Autre exemple, les logopèdes, qu'ils soient d'université ou de hautes écoles, possèdent le même titre. Preuve que ce terme est péjoratif, certains professionnels, dont des psychologues, voudraient changer ce terme en « psychologie appliquée » qui correspondrait mieux à la définition de la formation.

Alors, nous vous prions de prendre au sérieux cette formations qui est chère à nos yeux... Nous voulons travailler et prouver que cette formation n'est pas inutile et qu'elle permet de mettre sur le marché de l'emploi des personnes travailleuses, sérieuses et aptes à réaliser un bon travail. 

Nous sommes conscient que cette formation, comme toutes autres formations en psychologie, ne se suffit pas à elle même et qu'il faut sans cesse se former... C'est pour cela que nous réalisons chacun une formation complémentaire... Christopher en pédagogie et Maud en Référent Démence...

Aidez nous à levez les préjugés et partager notre articles et nos idées. 



1 commentaire :

  1. En première année, j'ai réalisé mon stage dans une école secondaire, auprès d'une prof de psycho. Lorsqu'elle m'a présenté à ses élèves, elle m'a décrite comme une future assistante DE psychologue... A l'époque, mes idées par rapport à mon futur titre n'étaient pas très claires mais aujourd'hui, je sais très clairement ce que je suis!
    Mon sujet de TFE était :" Qu'est-ce qu'un Assistant en Psychologie? Et quelle(s) place(s) peut-il occuper au sein d'une institution pour enfants?".
    Nous ne sommes pas des assistants sociaux, et encore moins des éducateurs et pourtant, je pense sincèrement que nous pouvons occuper une place particulièrement importante auprès des ces acteurs de terrain. Notre formation nous permets de détecter lors d'entretien des éléments que les AS ne repèrent pas forcément, simplement parce que nos formations différentes nous apprennent à cibler des choses différentes, on lit entre les lignes mais nous ne relevons pas les mêmes choses. Par rapport aux éducs, l'un d'eux m'a dit un jour " la différence entre vous (les psy) et nous, c'est que nous devons souvent être dans l'action avant même d'être dans la réflexion. Ce qu'on vous demande à vous c'est d'observer, de comprendre et d'analyser, donc de réfléchir avant d'agir".... Imaginez un peu le super travail que pourraient réaliser des équipes composées d'éducs et d'AP travaillant ensemble, avec des objectifs communs mais des ressources différentes. Pour l'avoir déjà fait, je peux vous assurer que c'est extrêmement enrichissant pour les deux !
    Un autre atout de notre formation serait, selon moi, notre connaissance de la psychanalyse. Bien que basique, ces connaissances nous ont été enseignées tout au long de notre formation et bien que tout le monde ne soit pas forcément un grand admirateur de Freud ou de Lacan, nous devons quand même avouer qu'à travers eux, nous avons développer une réflexion qui, selon moi toujours, est propre aux assistants en psychologie.
    Je suis actuellement en année préparatoire au master en psychologie à l'ULg. Je fréquente donc des étudiants de 1ère, 2e et 3e BAC et des fois je suis assez abasourdies par les questions basiques que les 3e années peuvent poser (comment peut-on être sûr que l'imaginaire existe? qu'est-ce que le rêve? comment fonde-t-on une théorie psychologique si on ne peut pas partir de sa propre expérience personnelle?...). Bref, les étudiants universitaires avalent des briquent et je me demande parfois si, dans les premières années de leurs études, ils comprennent réellement ce qu'ils étudient. Notre formation à nous, AP, est bien concrète. Nous commençons directement dans le vif du sujet en partant faire nos propres expériences sur le terrain, et ce sont ces expériences qui nous permettent de comprendre ce que nous étudions et l'importance de ce que nous faisons. J'estime que là encore, c'est une grande qualité de notre formation. Nous appliquons directement nos apprentissages dans la pratique.
    J'aimerais beaucoup que les assistants en psychologie soient reconnus pour ce qu'ils sont, des acteurs de terrain à part entière, avec de vraies compétences, bien spécifiques!!!

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